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Dans l'œuvre du photographe canadien, Grégory Colbert, humains et animaux se mêlent en une harmonie originelle. Un parcours initiatique qui nous fait prendre conscience du paradis que nous sommes en train de perdre.


Grégory Colbert a quarante-huit ans, un corps longiligne et un regard empreint d'une douceur infinie qui vous fixe droit dans les yeux.  Il vit dans un immense loft du Lower East Side, à Manhattan, une ancienne salle de concert de 12 métres de hauteur sous plafond. Tout de noir vêtu d'un jean et d'une veste comme on en porte en Chine. Un ascète. Il dort sur une natte, à même le sol, et ne possède pas de voiture. Sur la table chinée, il présente ses trésors. « Chaque photo est tirée sur un papier japonais fabriqué à l'aide de plantes et de pigments, selon une recette qui remonte au XIIIe siècle, explique-t-il. Avec ce papier, je peux sculpter la matière. Il est comme du bronze, il ne reflète pas la lumière. »

En seize ans, l'artiste a organisé 40 expéditions en Inde, en Birmanie, au Sri Lanka, en Egypte, en Ethiopie, en Namibie, au Kenya, aux îles Tonga, en Antarctique et encore aux Açores. Le résultat est une œuvre d'une beauté incommensurable. Ses photos sont tellement extraordinaires que l'on a du mal à croire qu'elles aient pu être réalisées sans artifices ni montage numérique. Pour s'en convaincre il suffit de visiter le site de Gregory Colbert qui lui aussi est d'une grande beauté.


Merci à Philippe Jost pour son interview du G. Colbert paru dans Nouvelles Clés 59 / automne 2008.







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