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Source : www.nouvellescles.com


Entretien avec Ghislaine Gerber
Nous nous posons bien des questions sur toutes ces pilules quel’ontrouve en magasin de diététique, que l’on regroupe familièrement sous le titre de "compléments alimentaires" et qui seraient censés supplémenter nos carences diverses en minéraux, vitamines et autres principes utiles. Nous avons donc tenu à interroger une administratrice du Syndicat des fabricants et producteurs en produits nutritionnels et de régime.

Nouvelles Clés : Qu’est ce qu’un complément alimentaire ?

Ghislaine Gerber : Le complément alimentaire est un produit concentré qui permet d’apporter, sous forme la moins dénaturée possible, une concentration de nutriments qui manquent à notre alimentation moderne du fait d’un raffinement exagéré. Ce sont essentiellement des produits naturels, en tout cas en France, qui ont subi peu de transformations, du style extraction et concentration.

N. C. : Les compléments alimentaires correspondent-ils à de vrais besoins ?

G. G. : Il existe des constats en matière de nutrition, tels ceux de la FAO et de l’OMS qui montrent les subcarences alimentaires de l’Occident. La FAO, lors de son dernier congrès international à Rome, a mis en avant la "faim cachée en Occident", car ses chercheurs ont détecté des carences en fer, en iode et autres micro-nutriments. Notre pléthore d’aliments cache en fait une mal-nutrition chronique : il y a le volume mais, et en particulier dans les nourritures industrielles, il n’y a plus la qualité. Les huiles sont par exemple très raffinées pour faire beaucoup de volume, c’est à qui aura la plus grosse bouteille au meilleur prix : pour obtenir plus de rendement, on va donc chauffer les graisses : on a retrouvé dans cette huile des acides saturés mais on ne va plus y trouver les fragiles acides gras insaturés qui sont indispensables à l’équilibre cardio-vasculaire. Cela n’est évidemment pas valable pour les huiles de première pression à froid. Mais attention : certains fabricants ne mentionnent que la "première pression" : cela veut dire qu’ils ont pressé leurs graines à chaud et qu’ils ont donc détruit de précieuses substances.

Par ailleurs, certains acides gras sont très rares tel l’acide gammalinolénique, qui ne se trouve que dans les graines de certaines fleurs, par exemple : les fabricants de compléments alimentaires mettent alors au point une huile de graines de bourrache par exemple qui sera un concentré de cet acide gras qu’on ne trouve que dans le lait maternel, l’huile d’onagre, l’huile de pépins de cassis et justement, la bourrache. Cet acide gras-Ià est un chaînon indispensable au maintien, notamment, d’un bon système immunitaire et d’un bon renouvellement cellulaire or, aujourd’hui, cet acide essentiel s’use rapidement.dans notre organisme du fait des attaques répétées sur le système immunitaire et des dégénérescences peuvent apparaître au bout de 30-35 ans. D’où l’utilité de pouvoir le trouver sous forme de gélules. Le drame est que les systèmes de santé de nos pays occidentaux sont organisés pour gérer la maladie et non pour entretenir un bon capital santé.

Peu d’heures sont consacrées en médecine à la nutrition et à l’alimentation pour apprendre à rester bien portants. Les maladies apparaissent lorsque le terrain est déstabilisé par une nutrition désiquilibrée. Le but des compléments alimentaires est de pallier à ces subcarences même et y compris lorsqu’on mange biologique : les minéraux, tel le chrome par exemple, est éliminé du sucre, qu’il soit roux ou blanc, par les procédés de raffinage.

Cela est vrai aussi en ce qui concerne les ions et oligo-éléments de la plupart de nos produits alimentaires. Nous défendons donc tout un savoir qui consiste à aller chercher, dans des aliments encore vierges, une matiere premlere qui va servir, sous forme concentrée, comme complément nécessaire de l’alimentation. Lire la suite.

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